Katia Marynower - Qi Gong - Yoga - Jeûne
Yoga Qi Gong Détoxination
Katia Marynower Katia Marynower
Fragments d'Azur
 
Accueil
Actualités
Portrait
L'approche
 
Cours
 
Approfondissement
 
Stages
Détoxination en Bretagne
Yoga, Qi Gong en Bretagne
Yoga, Qi Gong en Irlande
Yoga, Qi Gong en Crète
 
Agenda et Tarifs
 
Galerie Photos
Textes Choisis
 
Contact
Livre d'or
Liens
 
Facebook
 
 
 
Actualités         Anti-vœux 2017         Vœux 2016         Vœux 2015
Vœux 2014         Vœux 2013         Vœux 2012         Vœux 2011         Vœux 2010
 
VŒUX 2012
 
Mes ami-e-s,

A l'aube de chaque année, j'aime me prêter à l'exercice qui consiste à laisser monter du-dedans ce que l'on se souhaite vraiment, à soi-même, pour l'année à venir... exercice pour le moins intéressant !
Car invitant l'essentiel à jaillir dans une parole vivante - ce qui déjà, en soi, est précieux - mais aussi car invitant implicitement à s'engager vis-à-vis de ce qui sera énoncé.
Cette fois-ci, deux mots, tout simplement, sont sortis: “ SANTÉ - DÉCOUVERTES ”.
Et le mouvement intérieur dans lequel cela m'a portée fut suffisamment dilatant pour qu'aussitôt me vienne l'envie de vous associer à ces vœux, en vous formulant les mêmes exactement.

Oui, “ Santé ”, avec un “ S ” majuscule : l'état dans lequel tout simplement la Vie n'est pas empêchée, mais au contraire respectée, dans son libre flux. Un état donc intensément vivant, par définition même! Qu'il nous est donné de toucher du doigt lorsqu'à l'issue d'une pratique par exemple, nous nous sentons traversés par une énergie à la fois puissante et cristalline, dans un état alors tranquillement déterminé, clairement joyeux et léger.
Mmm, oui, que se souhaiter de mieux?...
D'autant que l'élan désirant est alors ardent : cette force vive qui, du plus profond de nous-mêmes, nous pousse - à l'image des enfants dans leur soif de croissance - à aller de l'avant, à nous aventurer gaillardement hors des limites de nos enfermements, à saisir les outils de connaissance qui passent à notre portée - pratiques, retraites, épreuves aussi, tout ce qui peut nous faire avancer - et à les orienter dans une aspiration à connaître plus large, plus vaste, plus profond.
Les voilà donc, les “ Découvertes ”... et parfois renversantes!
Etre assez fluide et ouvert pour se laisser renverser, pour accepter alors de remanier sa vision du monde et, de manière connexe, ses priorités : voilà, à mon sens, ce qu'est la Santé!
Et voilà donc ce que je me-vous-nous (!) souhaite pour l'année 2012.

Me laissant voguer dans ces pensées, dans ces effluves - hmmh, savoureuses - de liberté, m'est alors revenu un petit passage de Rainer Maria Rilke que, de temps à autre depuis vingt ans je lis et relis, appréciant chaque fois sa richesse: de ces pépites qui parlent de l'humain avec une telle profondeur d'intuition que, totalement inusables (!), elles traversent les décennies...
Je ne résiste donc évidemment pas - ... vous commencez à me connaître :-) - au bonheur de vous le livrer :

“ Il nous faut accepter notre existence aussi loin qu'elle peut aller; tout et même l'inouï doit y être possible. C'est au fond le seul courage qu'on exige de nous; être courageux face à ce que nous pouvons rencontrer de plus insolite, de plus merveilleux, de plus inexplicable.
Que les hommes aient, en ce sens-là, été lâches a infligé un dommage irréparable à la vie; les expériences que l'on désigne sous le nom “ d'apparitions ”, tout ce qu'on appelle le “ monde des esprits ”, la mort, toutes ces choses qui nous sont si proches ont été à ce point en butte à une résistance quotidienne qui les a expulsées de la vie que les sens qui nous eussent permis de les appréhender se sont atrophiés. Sans parler du tout de Dieu.
Or la peur de l'inexplicable n'a pas seulement appauvri l'existence de l'individu, elle a également restreint les relations entre les hommes, extraites en quelque sorte du fleuve des virtualités infinies pour être placées sur un coin de rive en friche où il ne se passe rien.
Ce n'est pas, en effet, la paresse seule qui est responsable du fait que les rapports humains se répètent sans innovation et de manière si indiciblement monotone; c'est plutôt la crainte d'une quelconque expérience inédite et imprévisible qu'on s'imagine ne pas être de taille à éprouver.
Mais seul celui qui est prêt à tout, celui qui n'exclut rien, pas même ce qui est le plus énigmatique, vivra la relation à quelqu'un d'autre comme si elle était quelque chose de vivant, et y jettera même toute son existence. Car si nous nous représentons cette existence individuelle comme une pièce plus ou moins vaste, on constatera que la plupart n'ont appris à connaître qu'un recoin de leur espace, une place devant la fenêtre, un trajet où ils vont et viennent. Ainsi ont-ils le bénéfice d'une certaine sécurité.
Et pourtant, cette insécurité pleine de dangers est combien plus humaine, qui pousse les prisonniers, dans les récits de Poe, à explorer en tâtonnant les formes de leurs effroyables cachots, et à ne pas vouloir esquiver les indicibles terreurs de leur séjour.
Mais nous ne sommes pas prisonniers. (...) Nous n'avons aucune raison d'éprouver de la méfiance à l'égard de notre monde, car il n'est pas tourné contre nous. S'il recèle des peurs, ce sont nos peurs; des abîmes, ils sont nôtres; présente-t-il des dangers, nous devons tenter de les aimer. (...)
Comment pourrions-nous oublier ces vieux mythes qu'on trouve à l'origine de tous les peuples, les mythes où les dragons se transforment en princesse à l'instant crucial; peut-être tous les dragons de notre vie sont-ils des princesses qui n'attendent que le moment de nous voir un jour beaux et courageux.
Peut-être tout ce qui est effrayant est-il, au fond, ce qui est désemparé et qui requiert notre aide ”.
(“ Lettres à un jeune poète ”)

“ Peut-être tout ce qui est effrayant est-il, au fond, ce qui est désemparé et qui requiert notre aide ”... tout simplement magnifique, non?
... Alors, “ à nous deux, fleuve des virtualités infinies ! ” ?     :-)
(NB, en forme de petit clin d'œil: avez-vous repéré que dans le calendrier chinois, 2012 est une année du dragon?...!)

Dans cette même zone sensible, je rebondis sur un mail, récemment reçu d'une amie, contenant ces quelques lignes qui m'ont touchée :
Herbes tendres à travers la plaine,
Chaque année se fanent et repoussent.
Les feux sauvages n'en viennent point à bout,
Au souffle du printemps, elles renaissent
 ”
(extrait du poème “ Herbes sur la plaine antique ” de Bo Juyi traduit par François Cheng et illustré par Fabienne Verdier).
Comme une contemplation, tranquille et intense, du processus même de la Vie: ne renonçant jamais à son projet ultime, se frayant coûte que coûte un chemin au milieu de nos résistances, n'ayant de cesse d'insister en vue de son accomplissement...
... A méditer, m'a t-il semblé !

Ainsi, une belle orientation 2012 à chacun, à chacune d'entre vous.
Bien chaleureusement,
Katia.
  Up  
Accueil    Actualités    Portrait    L'approche    Cours    Approfondissement    Stages
Détoxination en Bretagne    Yoga, Qi Gong en Bretagne
Yoga, Qi Gong en Irlande    Yoga, Qi Gong en Crète
Agenda et Tarifs    Galerie Photos    Textes Choisis    Contact    Livre d'or    Liens
Katia Marynower - 7 Avenue de la République - 94300 Vincennes - www.fragmentsdazur.com